Lundi 17 mars 2008
Pourquoi Chaville, commune de la banlieue Ouest de Paris de 18 000 habitants; tout simplement parce que j'y étais élu depuis 1995 et qu'elle constitue un exemple, un exemple à suivre et à ne pas suivre!
Je m'explique:
En 1995, nous nous présentions à gauche avec deux listes concurrentes, la liste PS-PC que je conduisais et la liste associative de gauche conduite par Jean Levain, à droite une liste RPR, une liste RPR dissidente et une liste FN, le maire sortant centre droite ne se représentant pas.
Au soir du 1er tour, ma liste obtenait 21.5 %, celle de Levain 22.5 %, le total des voix de droite était supérieur ( 46.13 % ) à celui des voix de gauche 43.96 %, le FN obtenant 9.98 %.
Au cours de la campagne la candidate tête de liste RPR dissidente avait violemment critiqué le candidat RPR à gauche par contre aucune attaque entre les deux listes concurrentes, et le 2d tour a vu la fusion des 2 listes de gauche et des 2 listes de droite.

Que croyez -vous qu'il arriva?
Il arriva que les électeurs de droite sanctionnent l'union des listes de droite à cause de la contradiction qu'il y avait à s'allier entre "ennemis" et la gauche a recueilli le bénéfice de cette lutte fratricide et pris la mairie de Chaville.

En 2001, la gauche s'est présentée unie autour du maire sortant Jean Levain, et deux listes se présentaient à droite une liste RPR et une liste associative de droite, qui se présentaIt comme d'intérêt local et purement apolitique. Au 2ème tour la lite RPR et la liste associative fusionnent, mais la fusion est l'occasion d'exclure les candidats UDF qui étaient sur une des listes au 1er tour.

Là aussi les électeurs de droite ont sanctionné la fusion d'une liste qui se prétendait apolitique avec une liste politique cette fois encore la gauche a gagné ce second tour essentiellement gràce à la désunion de la droite et à ses contradictions internes.

Arrivent les municipales de 2008 où l'on découvre avec un certain effarement que les enseignements qu'on pouvait facilement tirer des scrutins de 1995  et de 2001, n'ont pas été assimilés par certains.
La section locale du PS se désolidarisant des élus PS qui siégeaient au Conseil municipal investit un de ces élus et le pousse à se présenter comme tête de liste concurrente de celle du maire sortant Jean Levain, avec le risque de voir cette absence d'union faire perdre la mairie à la gauche.
L'argument pour justifier cette candidature est le fait que cet élu, candidat à la dernière cantonale, avait réalisé au 2d tour un score de plus de 50 % des voix sur Chaville (le canton comprenant d'autres communes c'est néammoins le candidat de droit qui a été élu conseiller général) oubliant par là même que son score représentait non pas les votes pour le PS, mais le regroupement de tous les votes de gauche ou de ceux qui rejetaient l'UMP.
Un certain espoir subsistait dans le fait qu'à droite aussi il y avait une liste UMP et une liste MODEM, mais....
et c'est là que les choses se gâtent.... mais, le candidat du PS se positionne en opposant au maire sortant, alors qu'il est maire adjoint dans son équipe et le critique dans des termes analmogues à ceux qu'emploie le candidat UMP.
Au 1er tour le total des voix de gauche est de 51 %, la liste UMP obtenant 37.7 % et le MODEM 11.3 %, de plus le MODEM se maintient au 2d tour alors que les deux listes de gauche fusionnent (la tête de liste du PS se retirant de la liste fusionnée) et que croyez-vous qu'il arriva?

Il arriva que la liste UMP est devant la liste du maire sortant allié au PS, les électeurs de gauche sanctionnant une alliance qui  "oublie" les critiques du PS pour le 1er tour.

Conclusion:  Ne nous réjouissons jamais des erreurs que commettent nos adversaires sauf à apprendre à ne pas être, à notre tour, victime des mêmes erreurs.








Par Jean-Pierre DAHAN - Publié dans : vie politique locale
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Commentaires

Cher Monsieur, Chavillois, je ne tire pas les mêmes leçons que vous du scrutin 2008 : objectivement, si la campagne du PS Chavillois n'a pas favorisé J.levain, il est indiscutable que la raison essentielle du résultat du 2ème tour est le rejet du maire sortant. A preuve , les électeurs PS du 1er tour se sont déplaçés et n'ont voté qu'à 70% pour J.levain, le reste de leurs votes allant largement à ce qui leur restait comme choix, l'UMP; Ce n'est pas la campagne du PS qui a déterminé leur choix du 2ème tour, mais (qu'on le regrette ou non)leur refus de prolonger le(s) mandat(s) écoulés.
Commentaire n°1 posté par Barret le 22/05/2008 à 19h21

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