économie française

Mercredi 9 janvier 2008
Apparemment la question est posée ainsi par Sarkozy.

On ne touche pas au principe de la semaine de 35 heures, mais la négociation employeur-employé pourra fixer une autre durée.

Autrement dit en français de base, les 35 heures n'auront plus aucune existence réelle et la loi de la jungle va pouvoir s'appliquer aux rapports entre patrons et salariés.

Qui applaudit? le MEDEF qui voit ainsi, point par point ,s'accomplir tous ses voeux.

Il ne reste plus qu'à supprimer d'un trait de plume le code du travail qui constitue, cela va sans dire, une entrave intolérable à la rentabilité des entreprises, et les choses seront enfin claires pour toutle monde.

Et puis l'avantage aussi de ne plus avoir de durée fixée par la loi de la durée de la semaine de travail c'est qu'il devient tout à fait possible dans une entreprise "bien gérée" de ne plus avoir à rétribuer d'heures supplémentaires, puisqu'il suffit de prévoir une semaine de travail "normalisée" en fonction des besoins de l'entreprise, avec le chantage à la fermeture pour convaincre les salariés qu'il vaut mieux un emploi mal payé que plus d'emplois du tout.


Par Jean-Pierre DAHAN
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Samedi 1 décembre 2007
En poursuivant le démantèlement du code du travail, la disparition des 35 heures, quel but final Sarkozy poursuit-il?

Celui d'appliquer dans les meilleurs délais et de la façon la plus large le programme du MEDEF.

Cela pourrait prêter à discussion si la théorie qui sous tend toutes ces propositions et décisions n'avait pour but essentiel d'enrichir danatage ceux qui possèdent et d'appauvrir davantage ceux qui n'ont rien ou pas grand chose.

On peut en imaginer facilement les conséquences: 
- le fait d'encourager les salariés les moins favorisés à pallier l'insuffisance de leur revenu en recourant aux heures supplémentaires a deux conséquences évidentes, la 1ère c'est de compliquer leur vie personnelle et 
de diminuer leur espace de liberté, la 2de c'est qu'en procédant ainsi on donne certes plus de souplesse au patronat pour répartir dans le temps la charge de travail et on lui donne surtout le moyen d'éviter des embauches supplémentaires (qu'il pourrait avoir ensuite avoir à regretter en cas de baisse d'activité) c'est aussi la meilleure façon de ne pas créer d'emplois nouveaux et donc de maintenir le chômage à un niveau suffisant pour que se justifie la tension sur le niveau des salaires, en clair organiser la précarité.
- cette situation peut conduire à moyen terme à organiser la société d'une nouvelle manière: ainsi il y aurait dorénavant dans la société française deux types de population: d'une part les bons éléments ceux qui travaillent et surtout ceux qui ont compris et accepté que gagner sa vie c'est une faveur et qu'il faut être capable de donner plus de temps et d'effort à l'appareil de production pour avoir le droit de vivre, et les parias qui n'ont pas été capables de trouver du travail ou qui acceptent de travailler pour un salaire insuffisant sans avoir trouvé la capacité de l'améliorer. La tentation étant alors évidente qu'il sera alors souhaitable de sanctionner ces mauvais citoyens en réduisant les allocations chômage et le niveau des prestations sociales afin de leur donner de l'élan.
- la conséquence prévisible de cette évolution programmée c'est un accroissement de la misère et un glissement vers le bas des classes moyennes vers la pauvreté, et cette agravation des difficlutés amènera inévitablement une tension sociale qui conduira à une délinquance accrue et à des violences généralisées.
Il faudra alors renforcer les moyens de maintien de l'odre et donc à cette fin embaucher de nouveaux effectifq de CRS et de gendarmes mobiles, donc créer de nouveaux emplouis de fonctionnaires ce qui est contraire à la doctrine libérale telle qu'on nous la distille jour après jour, mais la aussi la fin justifiera les moyens.

Mais je suis peut être, après tout, pessimist,  et rien de tout cela n'arrivera-t-il!

Peut-être ou peut-être pas!
Par Jean-Pierre DAHAN
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Dimanche 14 octobre 2007
Pas besoin d'être grand clerc pour deviner  l'évolution de la situation de l'emploi.
Quel employeur, plus que vertueux, refuserait l'effet d'aubaine qui lui est proposé?
Oui mais... moins de rentrée de charges sociales, donc aggravation du déficit de la sécurité sociale.
Moins d'impôts qui rentrent dans les caisses de l'état, à la fois venant des entreprises et aussi à la marge des employés.
Moins de  besoin de recourir à des embauches si l'on peut absorber des moments de charge supplémentaire de travail par le recours aux heures supplémentaires.
Et enfin, qui va être encouragé à travailler davantage si ce n'est la catégorie la plus défavorisée.
Encore une mesure prise sans concertation et qui vise d'abord à constituer un message en direction du Medef message que certains patrons se refusent à entendre pour des raisons pratiques de gestion de leur personnel.
Et puis c'est bien symptomatique que l'exemple de calcul proposé pour faire comprendre le gain qu'un petit salarié peut en espérer est basé sur une semaine de travil de 39 heures sur l'ensemble de l'année, 39 heures quelle coïncidence !
Peut-on parier que la prochaine étape après la réhabilitation de la semaine de 39 heures sera la glorification de la semaine "dite" de 40 heures travaillée 45 voire 48 (comme il était pratiqué avant l'arrivée de Mitterand à l'Elysée).
ET que penser de ceux qui prétendent y voir un progrès?
Par Jean-Pierre DAHAN
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